
"La démocratie est menacée", prévient Ségolène Royal
Si Nicolas Sarkozy est élu, "la République sera en difficulté, la démocratie est en effet menacée", a mis en garde Ségolène Royal vendredi en prenant pour exemple le "mépris" qu'a, selon elle, suscité son débat avec François Bayrou à l'UMP. Elle a qualifié son rival de "candidat du MEDEF et du CAC40".
"Quand je vois la façon dont ce débat (avec le président de l'UDF) a été méprisé, a été vilipendé, je me dis que pour demain, la République sera en difficulté, la démocratie est en effet menacée", a-t-elle brandi lors d'une réunion publique devant plusieurs centaines de personnes sur une place de Rosporden (Finistère), étape de son dernier déplacement en Bretagne.
"Le candidat de droite est un danger pour l'unité de la République, pour la paix sociale, pour les services publics", a accusé la candidate socialiste, déchaînée pour cette dernière journée de la campagne officielle. "Il faut échapper à cette chape de plomb du pouvoir, des médias, des puissances financières. Il faut que le peuple se dresse, saisisse son bulletin de vote".
"C'est vous qui allez décider de l'avenir de la France et personne d'autre, et certainement pas le candidat du MEDEF et du CAC40", a-t-elle lâché.
Mordante, Ségolène Royal a moqué "Michèle Alliot-Marie, Jean-Louis Borloo et François Fillon qui ce matin se disputent pour aller à Matignon". "Eh bien on va les mettre d'accord. Dimanche, c'est à nous de gagner!"
Alors qu'un hélicoptère de la sécurité civile passait non loin de là, elle a saisi la balle au bond: "Bonjour! Nous sommes là. Ils nous observent..."

